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Vieux 05/03/2008, 00h50
cactus cactus est déconnecté
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cactus is on a distinguished road
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missia,
je ne pense qu'il soit judicieux à l'heure actuelle d'investir dans le tourisme hotelier. d'apres un article paru dans le Quotidien, le tourisme au Senegal connait de graves difficultés. mais les choses peuvent s'améliorer, ne sait on jamais...
ci-joint l'article:
MBOUR - Malaise du tourisme au Sénégal : Un syndicaliste du secteur tire la sonnette d’alarme

Le tourisme connaît de nombreuses difficultés, du fait de beaucoup de facteurs. Mamadou Diouf, le secrétaire général du Syndicat national de l’hôtellerie, des restaurants, cafés et bars du Sénégal (Snhrcbs), affilié à la Cnts, tire la sonnette d’alarme et demande de mesures fortes pour que ce secteur profite aux Sénégalais.

Depuis quelques années, au Sénégal, le tourisme est confronté à des difficultés du fait de la rareté de la clientèle qui se fait, de plus en plus, désirer, même si, cette année, les hôteliers se frottent les mains. La situation du tourisme, du moins dans la Petite Côte, entraîne d’énormes difficultés pour l’ensemble du secteur. Ce qui, de l’avis de Mamadou Diouf, précarise les emplois, exposant les employés à un travail de saisonnier.

Cette situation préoccupe le Syndicat national de l’hôtellerie, des restaurants, cafés et bars du Sénégal (Snhrcbs), dont M. Diouf est le secrétaire général. «Il faut s’attendre à une rupture prématurée. Par conséquent, nous nous retrouvons avec des employés qui sont, le plus souvent, en attente. S’y ajoutent, également, les contrats à durée indéterminée qui en souffrent. Maintenant, la sécurité se trouve au niveau des contrats à durée déterminée. Il y a beaucoup plus de contrats précaires que de contrats fixes, et c’est un problème récurrent au Sénégal», déplore ce dernier.

A son avis, cette situation est due à la façon dont la promotion du tourisme est faite pour vendre la destination Sénégal. «Nous avons une promotion qui se fait à Deauville et au niveau local. Mais, celle-ci n’a pas répondu à nos attentes, le plus souvent. Il va falloir que les acteurs qui gravitent autour du secteur fassent, en synergie, un travail qui puisse, non seulement, garantir une promotion qui tend à avoir le maximum de clients, mais aussi, puisse fidéliser cette clientèle», lance-t-il. «Malheureusement, tel n’est pas le cas.» M. Diouf soutient qu’il y a un réel besoin de sécurité par rapport à la clientèle. «Il va falloir, comme on l’avait dit lors des concertations sur le tourisme, installer une police touristique qui soit à la hauteur de ses objectifs, comme c’est le cas dans d’autres pays, pour que nous puissions garantir la sécurité des clients que nous recevons», propose-t-il. Et d’ajouter qu’il faut promouvoir, «de façon concrète», la destination Sénégal. Et d’ajouter : «Il y a d’autres problèmes, surtout, au niveau des résidences para-hôtelières dont nous avons toujours demandé la réglementation, qui a été promise par certains ministres du Tourisme, et qui n’a pas encore donné les résultats escomptés», martèle Mamadou Diouf.

Sa centrale syndicale reconnaît la nécessité d’explorer d’autres produits touristiques, parce que ceux en place sont vieillissants. Mais, «je crois que le gouvernement en est conscient et que quelque chose est en train de se faire à ce niveau. Il va falloir qu’on se retourne vers le tourisme culturel et d’autres formes de tourisme, parce que le balnéaire qui est un vieil outil tend à disparaître. Il faut, maintenant, qu’on aille vers une innovation totale», pense M. Diouf qui indique qu’il faut étendre la promotion touristique vers un autre système au niveau des réceptifs, par rapport à la cuisine, à la restauration, entre autres. «Il faut absolument qu’on le fasse pour ne pas disparaître», s’alarme-t-il.

A en croire Mamadou Diouf, directeur des achats à l’hôtel Palm Beach, «pour une gestion saine du Tourisme sénégalais, il faut qu’on retourne vers le professionnalisme. Au ministère du tourisme, par exemple, depuis plusieurs années, on se retrouve avec des profanes en la matière. Est-ce qu’on peut avoir des résultats avec des gens qui ne connaissent pas le produit ? Je ne le crois pas».

Il signale, par ailleurs, désabusé : «Aujourd’hui, on parle de clientèle haut de gamme, mais il faut d’abord qu’on ait des outils haut de gamme, des hôtels haut de gamme et un service haut de gamme. C’est en ce moment-là qu’on aura une clientèle haut de gamme, parce qu’on aura des clients de haut niveau, de grandes personnalités qui viendront dans les hôtels. En ce moment-là, on aura un tourisme haut de gamme.

Mais ce qu’on a aujourd’hui ne peut même pas nous permettre d’en parler.» Il souhaite, sans ambages : «Il faut que les professionnels, en synergie, puissent faire une concertation permanente, pour trouver des solutions aux problèmes auxquels nous sommes confrontés et relancer, effectivement, le secteur qui en a besoin. Si on dit aujourd’hui que le tourisme est la deuxième mamelle économique du pays, il faut vraiment, que les gens fassent le maximum d’efforts pour qu’on ne se retrouve pas dans la même situation que l’agriculture, notamment avec la culture de l’arachide. Parce qu’on parlait, jadis, d’agriculture, de pêche et de tourisme, mais aujourd’hui on ne parle plus de l’agriculture.» Une manière, pour lui, de prévenir sur les dangers qui guettent ce secteur qui a toutes les potentialités pour être profitable aux Sénégalais et aux professionnels.


http://www.lequotidien.sn/articles/a...ticle_id=50925
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